Le Kenya fait face au financement du mouvement des Chebabs avec des décisions nouvelles

Ali Ragab
Dans le cadre de la lutte du Kenya contre l’organisation somalienne des Chébabs, Nairobi a pris la décision le 3 septembre de geler les comptes de neuf citoyens kenyans accusés de financerl’organisation la plus dangereuse de la Corne de l’Afrique.
Notons que le Kenya est témoin d’une activité croissante de ce mouvement. Ainsi, en avril dernier, il a tué six soldats au nord-est du pays et en janvier, il a attaqué une base aérienne américaine.
La lutte du Kenya contre les Chébabs a révélé le rôle de la Turquie dans le soutien au groupe terroriste. Ainsi, le Nordic Monitor a révélé que le gouvernement américain avait demandé l’ouverture d’une enquête sur le réseau qui avait permis le financement du mouvement des Chébabs, mais que la Turquie avait prétendu que l’Agence turque chargée des enquêtes sur les crimes financiers n’avait trouvé aucune preuve relative à ce financement.
Quant au Centre Soufan de recherches sécuritaires et militaires, il a affirmé que les combattants des Chébabs avaient prouvé leurs capacités à s’étendre en dehors de Somalie et jusqu’au Kenya.
Il faut noter que nombre de dirigeants des Chébabsviennent du Kenya où se trouvent des cellules terroristes dormantes, et où la corruption est répandue.
Les Chébabs visent aussi en attaquant des intérêts étrangers au Kenya à montrer qu’ils sont une force « djihadiste » ce qui conduira au recrutement de nouveaux combattants.