Hamoud al-Makhlafi, l’homme du Qatar et de la Turquie au Yémen

Hamoud Saïd Qassem al-Makhlafi est né en 1964 dans le district d’al-Rahba, gouvernorat de Ta’izz, à l’ouest du Yémen.
Il obtient le diplôme de la Faculté de charia de l’Université de Sanaa, et travaille un certain temps comme officier de la sécurité politique.
En 2011, les Frères choisissent Hamoud al-Makhlafipour exploiter l’enthousiasme révolutionnaire des Yéménites lors de la révolution de février.
Et lors du putsch des Houthis en 2015, le Groupe des Frères musulmans pousse al-Makhlafi à la tête de la « résistance populaire », qu’il dirige lors de la bataille de Ta’izz, avant de devenir le gouverneur effectif de cette province, et de superviser les camps des Frères.
Et en 2016, le cheikh al-Makhlafi quitte Ta’izz pour l’Arabie saoudite, puis pour la Turquie. C’est alors que les médias dépendant des Frères font croire que c’est la coalition arabe qui a chassé al-Makhlafi du Yémen dans le but d’entraver les combats pour la libération.
Le 30 août 2019, il annonce sa volonté de former des brigades militaires en se chargeant de leur financement. Et il appelle les habitants de Ta’izz à revenir sous prétexte d’affronter la coalition arabe, et cela pour réaliser les buts de l’axe du mal parrainé par l’Iran, le Qatar et la Turquie.
Par ailleurs, il crée le camp de Yafras dans le JebelHabachi et la région d’al-Arbaïnes au nord de la ville de Ta’izz, le plus important de l’armée fréristede Hamoud al-Makhlafi. Et les rapports yéménites indiquent qu’al-Makhlafi a créé une armée sous le nom de « Armée de Hamad », du nom du père de l’émir du Qatar Tamim ben Hamad.
Notons que l’« Armée de Hamad » comprend plus de 5000 miliciens appartenant à l’organisation des Frères, et basés au camp de Yafras, et al-Makhlafi a reçu du gouvernement yéménite plus de 80 millions de dollars pour financer les opérations de ses milices contre celles des Houthis, de façon que l’ « Armée de Hamad » reste le bras du Qatar et de la Turquie dans la région.
Par ailleurs, l’« Armée de Hamad », qui contrôle la côte ouest du Yémen et la capitale du sud Eden, menace la navigation internationale à Bab al-Mandeb et dans la Mer Rouge.