Covid-19 et Frères : Des réactions diverses et mitigées

Les réactions des groupes terroristes à la propagation du coronavirus ont été diverses, qu’il s’agisse de recommandations faites à leurs partisans pour se protéger, ou de l’exploitation des trêves humanitaires décrétées dans des zones de conflits comme la Libye pour se repositionner.
L’exemple le plus probant est celui de Daech, qui a publié le 12 mars dernier une mise en garde dans son hebdomadaire al-Naba comprenant 7 recommandations religieuses pour traiter avec les épidémies en général et le coronavirus en particulier.
Daech a également publié un communiqué où elle annonce l’arrêt de ses opérations terroristes à cause de la propagation du virus. Mais malgré cela, elle a poursuivi ses attaques dans nombre de régions, dont celle du 25 mars contre un temple sikh de Kaboul en Afghanistan, qui a fait 25 morts au moins parmi les civils, outre huit blessés.
Du côté des efforts de paix en Afghanistan durant ces dernières semaines, les négociations qui devaient débuter le 10 mars dernier ont été reportées suite aux restrictions de voyage.
En Syrie, le Parti islamique du Turkistan dépendant d’al-Qaïda a diffusé une vidéo à la mi-mars dans laquelle il attaque la Chine, en affirmant que le virus est « un châtiment divin » contre son gouvernement. Notons que la majorité des membres du Parti font partie de la minorité musulmane des Ouïghours en Chine.
Quant au gouvernement de salut dépendant du Hay’a Tahrir al-Cham, l’une des factions financées par la Turquie en Syrie, il n’a pris aucune mesure pour protéger la santé des civils dans les zones qu’il contrôle, qu’il s’agisse d’interdiction des rassemblements ou de fermeture des écoles.
Et en Libye, les milices armées du gouvernement d’entente soutenu par la Turquie continuent leur violation de la trêve humanitaire décrétée pour affronter le coronavirus, et bombardent les civils avec des missiles.
Des rapports internationaux ont par ailleurs mis en garde contre l’exploitation par les milices de Tripoli du virus et de la trêve humanitaire pour se repositionner sur divers fronts de Tripoli.