Publié par CEMO Centre - Paris
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La Jamaa et la Turquie : Deux faces pour une même monnaie

lundi 06/avril/2020 - 07:47
La Reference
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Comme avec les autres bras du groupe des Frères musulmans, Erdogan a fourni une aide importante à la Jamaa Islamiya, le bras politique des Frères au Liban, pour lui permettre de renforcer sa position dans le pays, et pouvoir ainsi lui-même s’ingérer dans ses affaires comme en Egypte et en Tunisie.

C’est ainsi qu’il a envoyé en avril 2017 une délégation turque dirigée par le député Saïd Yojeh au centre de la Jamaa Islamiya à Akkar, dans le but de renforcer les relations bilatérales et de discuter du référendum relatif à l’amendement de la constitution turque.

Et en novembre 2017, Temel Karamollaoglu, président du Parti turc de la Félicité, qui s’était séparé du Parti de la Vertu et était allié alors au Parti de la justice et du développement, a visité le

siège de la Jamaa à Beyrouth et rencontré son secrétaire général Azzam al-Ayoubi.

De son côté, la Jamaa Islamiya considérait Erdogan et son parti comme le moyen de sa survie, surtout après la chute du régime des Frères en Egypte suite à la révolution du 30 juin 2013. C’est pourquoi elle lui a toujours déclaré son soutien, comme après les élections législatives turques en novembre 2015.

Notons que la Jamaa Islamiya a concentré ses activités au nord-Liban, comme à Akkar, Tripoli, Zaghrata et autres gouvernorats, avec une présence importante à Sayda au sud.

Elle a établi des contacts avec toutes les catégories de la société, dans cette région, pour les influencer et servir ses intérêts.

Ainsi, au niveau médiatique, elle a insisté sur ses projets au nord-Liban et a œuvré à renforcer ses relations avec les journalistes.

Par ailleurs, elle a exploité la situation résultant de la propagation du coronavirus, en organisant des activités de conscientisation des citoyens, comme dans le gouvernorat d’Akkar ou dans les camps de

réfugiés syriens au sud, en leur distribuant du matériel médical, comme faisait le groupe mère en Egypte, non pas pour servir les citoyens, mais pour exploiter à son profit la situation, en particulier celle des réfugiés syriens

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