Exclusivité du Président de l'Association "Nahdat Al-Olama" en Indonésie à la Référence : Nous coopérons avec Al-Azhar pour prôner un Islam centriste

Par Islam Mohammed
À la lumière de la controverse croissante sur le Monde
musulman relative aux concepts de modération, et aux différences entre les
approches sur différents domaines de la Daawa, il y a nécessité d’identifier
les visions les plus importantes qui portent sur le traitement de ces
questions. c’est la raison pour laquelle
la «Référence» a obtenu cette exclusivité avec le Président du Conseil
consultatif de l’Association la Renaissance des Uléma de l’Indonésie et aussi
le superviseur de l'Association des étudiants indonésiens en Egypte. Makhlassan
Jalal al-Din, comme c’est de lui il s’agit, nous a expliqué le concept de
«l'Islam Nusantara» adopté par ladite Assemblée, qui est l'un des plus grands
groupes islamiques indonésiens dont les branches existent dans toutes les zones
habitées des îles indonésiennes.
Dans cet entretien, le leader indonésien explique les
dimensions du rôle joué par le groupe, son impact sur la société et les défis
auxquels il a été confronté depuis sa création.
« L’Association a été
créée en 1926 pour deux objectifs principaux: améliorer la condition religieuse
et éducationnnelle des enfants du peuple indonésien, la prise en charge des
familles pauvres, et d'améliorer leurs conditions de vie, alors que le pays
croule sous le poids de l'occupation hollandaise. Les conditions du peuple
étaient très mauvaises à cette période. Il était donc obligatoire de les améliorer, à travers un important
travail institutionnel pour faire face au fardeau », indique le Président du
Conseil consultatif de l’Association la Renaissance des Uléma de l’Indonésie et
aussi le superviseur de l'Association des étudiants indonésiens en Egypte, M.
Makhlassan Jalal al-Din.
« Nahdlatul Ulama » (NU) est la plus grande communauté
musulmane du monde s’il faut prendre en compte le nombre de ses membres qui
atteint les 90 millions de personnes,
déclare t-il. La population indonésienne comptant plus d’un quart de milliard
d’habitants, ce chiffre est bien réel selon les dernières estimations.
Et d’ajouter que dans les zones rurales les gens adhérent
plus que dans les villes, parce que les villages ont beaucoup plus besoin des
services de l’association que dans les zones urbaines, à cause de la pauvreté
et le manque des services éducatifs et des infrastructures de base.
En évoquant la question relative au soufisme, M. Makhlassan
Jalal al-Din affirme tous les cheikhs de l'Assemblée ne sont pas soufis, bien
que la plupart d'entre eux le soient. Mais il y a un grand nombre d’ordres
soufis qui sont sous l'égide de la NU. Ils sont plus de 40, car il y a une
commission spéciale pour évaluer leur degré de conformité à la charia.
Par ailleurs, il déclare aussi que leur association a des
membres qui se définissent comme
modernistes ou modernistes, bien que leur nombre soit faible.
Par rapport à la lutte contre la propagation du terrorisme
et de la pensée extrémiste au sein de la société indonésienne, le président
l’Association la Renaissance des Uléma de l’Indonésie indique qu’ils
avertissaient régulièrement et depuis longtemps de la gravité de la pensée qui
s’est infiltrée dans leur pays et de ses effets négatifs sur la culture
indonésienne tolérante. Et qu’ils œuvrent à la diffusion de la culture
islamique intermédiaire au sein de la population indonésienne.
« Le terrorisme n’est
pas spécifique à un pays ou à un autre, c’est un phénomène mondial, il y a des
forces internationales derrière les terroristes dans le but d’offenser la
religion islamique et de les aider à nuire aux pays islamiques », rappelle M.
Makhlassan Jalal al-Din.
C’est pour ce faire que « les ulémas d’Al-Azhar rôdent
partout notre pays pour répandre l’islam centriste, indique-t-il, sachant qu’un
grand nombre de membres de la NU sont diplômés d'Al-Azhar.
« Voilà pourquoi
notre Association est très liée à Al-Azhar car les enseignements de
celui-ci, qui prône une approche centriste, nous convient de mieux. Nos deux
entités adoptent la doctrine Ash'ari et la méthodologie des Sunnites et de la
communauté des musulmans, mais qu’il n'y ait pas de cadre spécifique de
coordination entre les deux parties », ajoute le cheikh indonésien.
Il convient de noter qu’un certain nombre d’élites de ladite
association ont occupé des postes politiques importants, y compris le poste de
Président de la République.
« Le président Abdurrahman Wahid alias «Gus Dur», fait
partie des membres de notre association qui étaient politiciens. En revanche,
l’Association fait la part des choses entre ses activités habituelles et
l’exercice politique de ses membres. C’est deux choses différentes. Elle adopte
le principe de ne pas exiger à ses membres une certaine orientation politique,
car elle les laisse la liberté de choix en la matière. Même le parti
"Nahdet al-Umma", fondé par Wahid, qui était président de
l'Association, n'a obtenu comme membres un tiers d’adhérents de la Nahdlatul
Ulama », déclare le président l’Association la Renaissance des Uléma de
l’Indonésie.
En outre, plus d'un parti politique dans le pays obtient des
voix des membres issus de l’Association.
La NU, qui est une association purement locale, est rependue
dans tout le pays notamment dans l'île de Java, et en plus dans les régions de
l'Est et du centre de Java.