Publié par CEMO Centre - Paris
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Le Qatar et la Turquie exploitent les ONG caritatives pour soutenir la contre-révolution au Soudan

mercredi 19/février/2020 - 08:51
La Reference
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Les œuvres caritatives turques et qataries sont un cheval de Troie pour s’infiltrer au Soudan, via le portail de subventions et d'aide, dont de nombreux bénéficiaires seraient les « vestiges » de l'ancien président, Omar al-Bashirdans le but de faire avorter la révolution soudanaise, qui a renversé le règne de la confrérie terroriste.

Au cours des dernières années, ces associations suspectes ont réussi à s’infiltrer dans la société soudanaise, car elles étaient les seules sur le terrain après que l'ancien président soudanais ait expulsé des organisations humanitaires internationales, en réponse à la décision de la Cour pénale internationale de juger Omar el-Béchir. Elles continuent donc de soutenir les restes du régime précédent en espérant une contre-révolution.

Des dizaines d'organisations qataries et turques travaillant au Soudan et ayant des liens directs avec les restes du régime de Béchir ont injecté plus d'un milliard de dollars pour soutenir des activités humanitaires, et ce en promouvant largement leurs activités et en fournissant des centaines de tonnes d’aides humanitaires, par le biais de leur propre société civileLa plupart de leurs membres étant des cadres appartenant au mouvement islamistec’est par ce biais que ces associations se rapprochent des citoyens, dans le but de mettre en œuvre un plan élaboré pour les attirer contre le gouvernement.

A la tête des organisations anatoliennes au Soudanfigure lAgence turque de coopération et de coordination (TIKA). Elle y est pour contrôler les biens du pays, exploiter ses terres fertilesrecruter ses jeunes pour mettre en œuvre les plans turcs et menacer la sécurité nationale arabe en mer Rouge.

Les activitésuspectes de la TIKA ont commencé en mars 2006 coïncidant avec la première visite du président turc Recep Tayyip Erdogan au Soudan

Depuis cette date cette organisation a mis en œuvre 55 projets, y compris un hôpital au coût de 50 millions de dollars. Elle a également restauré de nombreux monuments ottomans pour ramener Khartoum à des centaines d'années en arrière, lorsqu'elle était soumise à l'occupation ottomane.

Le rôle suspect de lTIKA révèle sa relation avec l’Organisation Soudanaise de la Dawa (IDO), une fondation caritative fondée par l'ancien président soudanais Abd al-Rahman Swar al-Dahab pour les services humanitaires. Après sa mort, Erdogan a saisi l'association et la Confrérie Yusuf al-Qaradawi à qui il a remis le Secrétariat général.

La TIKA joue le rôle d'intermédiaire financier entre la Turquie et les dirigeants des Frères musulmans de l’IDO au Soudan. Les fonds proviennent d'Ankara au titre de la restauration des antiquités ou de l'aide aux pauvres et sont comptabilisés dans les comptes de la TIKA avant d'être réinjectés dans les comptes des Frères musulmans à utiliser pour soutenir le groupe et ses activités.

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