Des mercenaires syriens recrutés en Libye : les accusations kurdes embarrassent la Turquie

Il semble que la Turquie n'ait pas laissé toute occasion qui lui semble opportun pour soutenir le Gouvernement de Réconciliation (Al-Wefaq) dirigé par Fayez al-Sarraj à Tripoli, étant donné qu'Ankara essaye de légitimer la présence de ses forces en Libye.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan et desresponsables turcs ont au cours des derniers moismanifesté la volonté de leur pays d'envoyer des troupes militaires à Tripoli.
Des clips vidéo diffusés sur les réseaux sociaux ont montré des hommes armés parlant le dialecte syrien et célébrant en déclarant qu’ils avaient réussi à frapper l'Armée nationale libyenne.
Ces vidéos ont coïncidé avec des déclarations provenant de l'intérieur de la Syrie, confirmant que la Turquie, depuis octobre dernier, avait amené une partie des mercenaires financés par ses certaines connaissances en Syrie pour les transférer sur le front libyen à Tripoli.
À cet égard, des sites Web et des militants kurdes ont publié des informations à ce sujet.
500 mercenaires syriens
Pour sa part, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahman, a révélé plus tôt que la Turquie avait déplacé des combattants syriens en Libye, indiquant que le nombre de candidats syriens pour combattre en Libye avaitatteint 500 personnes jusqu'à présent.
Le directeur de l’OSDH, a expliqué dans des déclarations télévisées que la Turquie avait commencé les opérations de transport, depuis octobre dernier, en amenant les militants en Turquie et de là vers les ports libyens.
Il a souligné que ce qui est nouveau dans cette étape, c'est que la Turquie n'est plus satisfaite des militants non syriens qui sont présents en Syrie, car elle a commencé à employer les militants syriens eux-mêmes, soulignant que chaque combattant syrien qui combat sous le manteau turc en Libye est un mercenaire car il est allé là-bas pour obtenir de l'argent.
Abdel-Rahman a lié les pratiques du président turc en Libye et en Syrie, affirmant qu'au début de la crise syrienne, Erdogan avait coopéré avec le chef du groupe de combat libyen Abdel Hakim Al-Haj pour transférer des éléments extrémistes vers les terres syriennes, notant qu'Erdogan avait décidé de répéter le processus en sens inverse en transférant des combattants de Syrie vers la Libye dans le cadre de ce qu'il a appelé «le rêve d’Erdogan » de contrôler la Libye, la Syrie et toute la région du Moyen-Orient.
À son tour, le militant syrien, Omar Rahmoun, a élaboré trois scénarios qui attendent les militants présents dans la ville d'Idlib, expliquant qu'ils sont soit tués ou déportés en Libye ou transférés à l'est de l'Euphrate.
Al-Wefaq nie
Le bureau des médias du gouvernement Al-Wefaq a nié que les vidéos diffusées aient une relation avec la Libye, affirmant qu'elles appartenaient à la ville syrienne d'Idlib, menaçant toutes les personnes impliquées dans la publication de ce qu'il a qualifié de "mensonges".