Publié par CEMO Centre - Paris
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Abou Aliqzan… Un salafiste égyptien qui combat le régime d'El Assad en Syrie

lundi 11/juin/2018 - 01:25
La Reference
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Rahma Mahmoud

On peut considérer qu’Abou Aliqzan El Masri, dont le vrai nom est Mohamed Nagi, est l’une des personnes les plus controversées sur la scène djihadiste en Syrie: Certaines factions l’accusent d’être la cause principale des divergences qui ont eu lieu entre les factions qui forment le Front islamique en novembre 2013 y compris (Mouvement d’Ahrar Al-Cham, Brigade des Faucons du Levant et Armée de l'Islam) et cela à cause de son désaccord permanent avec le leader du mouvement, Abou Jaber Al-Cheikh, qui appartient à la partie intransigeante au sein du mouvement, en ce qui concerne l’impiété et la lutte contre l’Organisation Daech et les factions d’opposition en Syrie.    

Abou Aliqzan s’est séparé du Parti salafiste El Nour en Egypte tout en voyageant afin d’adhérer au Mouvement d’Ahrar Al-Cham et cela était au début de 2012. A l'époque, il a travaillé en tant qu’un mufti légitime au sein du mouvement tout en retournant en Egypte encore une fois après l'accession de l'ancien président Mohamed Morsi (il a gouverné le pays en juin 2012). Il est reparti de nouveau en Syrie après le renversement de Morsi et après la Révolution du 30 Juin 2013 et cela afin de poursuivre son travail au sein du Mouvement d’Ahrar Al-Cham.        

Il s’est également séparé du  Mouvement d’Ahrar Al- Cham, et cela un jour seulement après la prise d’une décision par son conseil légitime, autorisant la coordination avec l'armée turque dans le nord de la Syrie afin de lutter contre Daech le 22 septembre 2016, tout en rejoignant l’Organisation de Libération du Levant, y devenant un des muftis légitimes et déclarant qu’il est permis de combattre les membres du Mouvement d’Ahrar Al-Cham. Sa relation avec l’Organisation restait forte jusqu'à ce que sa relation avec Abou Muhammad Al-Julani, leader du front du Fatah Al-Cham, se soit tendue, et ce à l’issue de son acceptation de l'intervention turque dans le nord de la Syrie.        

On peut également considérer Abu Aliqzan comme l’un des symboles du courant conservateur au Mouvement d’Ahrar Al-Cham (un courant qui rejette l’excès de l’impiété tout en estimant que son objectif consiste à lutter contre le régime d’El Assad et non pas contre les factions islamistes d’opposition) tout en rejetant systématiquement les Fatwas émises par le conseil légitime du mouvement sous la direction d’Ayman Harsh. Par exemple, il a refusé l’accusation du gouvernement intérimaire syrien (formé par les factions d’opposition du régime d'Assad sous la direction de Jawad Abou Hatab) d’impiété, ces factions qui ont déplacé leur lieu de concentration de la ville d'Idlib au nord de la Syrie vers la ville de Tripoli. Il a également rejeté l’accusation d’impiété des factions d'opposition en Syrie et du gouvernement turc.

Il faut noter que l’hostilité s’est intensifiée entre le Mouvement d’Ahrar Al-Cham et l’Organisation de Libération du Levant après leur contrôle total sur la ville d'Idlib au nord de la Syrie, en mai 2015 et leur formation de ce qui peut être appelé "l’armée de conquête" (coalition d’un groupe des factions armées). Mais, l’armée d’El Assad et les éléments de Daech les ont expulsés de la ville et cela car il y avait entre eux une concurrence afin de dominer les zones d’influence et de contrôler la ville et les passages frontaliers avec la Turquie, considérés comme une source  principale du soutien militaire et logistique des combattants.                             
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