Macron envoie ses messages aux Européens au terme de sa visite aux États-Unis

From La Nouvelle Orléans to Bruxelles (with love). Emmanuel Macron a accordé une interview d’une vingtaine de minutes à TF1, ce samedi 3 décembre, avant de rentrer en France à l’issue d’une escapade de quatre jours aux États-Unis. Avant son vendredi en Louisiane, le président de la République a passé deux jours à Washington pour une visite d’État fastueuse offerte par Joe Biden.
L’occasion d’échanger des cadeaux, des amabilités… mais également quelques différences de vues sur le vaste plan de soutien industriel américain (l’IRA). En d’autres termes : une politique si protectionnisme qu’elle pénalise les entreprises européennes. À tel point que le dossier s’est invité en haut de la liste des sujets les plus délicats de ce moment diplomatique… Pour des résultats plus qu’encourageants, à en croire Emmanuel Macron, selon le Huffpost.
« La visite a répondu aux attentes que l’on s’était fixées », s’est félicité le président de la République dans cet entretien diffusé dans le journal de 13 heures de la Une, sans annoncer de développement concret sur d’éventuelles « exemptions », par exemple, mais en accentuant la pression sur ses homologues européens.
« Il ne faut pas demander aux États-Unis de régler nos problèmes »
S’il s’est félicité d’avoir « mis les pieds dans le plat » vis-à-vis de son homologue américain au sujet des nouvelles « règles pour développer l’industrie verte sur le sol américain, qui sont en train de nous faire beaucoup de mal », difficile de ne pas voir dans le discours du président français ses nombreux messages adressés aux dirigeants de l’UE.
« Il faut que nous Européens, on soit plus efficaces. Il ne faut pas demander aux États-Unis d’Amérique de régler nos problèmes », a par exemple argué le chef de l’État comme vous pouvez le voir ci-dessous. « Nous, on doit aller plus vite. On a pris beaucoup de décisions en Européens, mais on met beaucoup plus de temps à instruire les dossiers et donner les aides. La deuxième chose : il faut qu’on réinvestisse davantage. » Et d’insister : « C’est l’autre élément de réponse qui dépend de nous. »