La suppression des vols intérieurs courts en France validée par l'Union européenne

La Commission européenne a validé avec de modestes ajustements l'interdiction de vols intérieurs français lorsqu'un trajet en train de moins de 2 heures 30 est possible, mesure emblématique de la loi climat de 2021.
Cette mesure devra être réexaminée au bout de trois ans et s'appliquera aussi théoriquement aux vols en correspondance, précise vendredi le texte publié au Journal officiel de l'UE.
Mais dans les faits, le futur décret que prendra la France pour appliquer ce volet de la loi doit prévoir que "les correspondances vers les hubs nationaux seront toujours possibles, le temps qu'une offre ferroviaire suffisante soit développée vers les gares aéroportuaires", a décrypté la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC).
En effet, "la mesure qui a été validée par la Commission européenne interdira les liaisons aériennes intérieures lorsque celles-ci peuvent être remplacées par des liaisons ferroviaires directes, en moins de deux heures trente, permettant un temps à destination de huit heures, avec des fréquences suffisantes et des horaires satisfaisants, c'est-à-dire sans perte de niveau de service par rapport à l'avion", selon la même source.
Dans la décision de la Commission, il est écrit que "les trois liaisons entre Paris-Orly et Bordeaux, Nantes et Lyon seront interdites à tout transporteur" aérien, règle déjà appliquée de facto par la France.
En revanche, "les liaisons entre Paris-Charles-de-Gaulle, d'une part, et Bordeaux et Nantes, d'autre part, sont exclues du champ de la mesure, du fait d'un temps de trajet ferroviaire supérieur à 2 heures 30 pour rejoindre la gare de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle" pour une éventuelle correspondance aérienne.
De même, "les liaisons entre Paris-Charles-de-Gaulle, d'une part, et Rennes et Lyon, d'autre part, ainsi que la liaison Lyon-Marseille, sont exclues de la mesure en l'état actuel de l'offre ferroviaire".