Publié par CEMO Centre - Paris
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Espace, énergies, Ukraine, francophonie: les enjeux de la visite de Macron aux États-Unis

mardi 29/novembre/2022 - 09:38
La Reference
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Selon l'heure parisienne, c'est mercredi à 2h30 que l'avion d'Emmanuel Macron se posera aux États-Unis, tandis qu'à Washington, il ne sera que mardi 20h30. Mais ce décalage paraît bien anecdotique par rapport aux rapprochements que la visite rendue par le président français à l'allié américain tout au long de la semaine entend opérer.

C'est le second voyage du genre pour Emmanuel Macron outre-Atlantique, après son déplacement de 2018 du temps de Donald Trump, mais la première visite d'État organisée par son successeur, Joe Biden. Et on voit naturellement les choses en grand pour l'occasion, selon BFMTV.

Trois jours de travaux, de cérémonies et de rendez-vous communs. Une odyssée menant des cercles politiques de Washington aux accents français de La Nouvelle-Orléans, et une délégation XXL pour épauler Emmanuel Macron - depuis l'écrivain américain francophone, Douglas Kennedy, ou le danseur Benjamin Millepied jusqu'à des grands patrons, comme Bernard Arnault.

Au-delà de l'apparat, cependant, les enjeux du séjour du président français en terre américaine sont aussi nombreux que cruciaux: il s'agit tout à la fois de faire le point sur l'aventure spatiale, sur les politiques écologiques, d'évoquer la guerre en Ukraine d'une même voix, et, surtout, d'apaiser les frictions naissantes autour du protectionnisme des États-Unis en matière de transition énergétique. BFMTV.com passe en revue ce mardi les dossiers au centre de ce nouveau grand moment des relations bilatérales.

• S'aligner sur la recherche spatiale

Certes, sur le papier, la thématique ne semble pas la plus urgente. Mais, signe de son importance pour les deux parties, c'est elle qui ouvre ce quart d'heure américain de trois jours: la recherche spatiale.

Tandis que le monde, et surtout la communauté scientifique s'émerveillent à échéances régulières des exploits du télescope James-Webb, que la mission Artémis, première du nom, prépare le terrain à un futur alunissage, Emmanuel Macron visitera mercredi - aux alentours de 10h heure locale - le siège de la NASA. Il le fera en bonne compagnie, puisqu'il sera chaperonné par la vice-présidente Kamala Harris. Lui-même aura d'ailleurs quelques invités de marque à faire mousser, puisqu'il a convié l'astronaute Thomas Pesquet et sa future successeure à la Station spatiale internationale, Sophie Adenot.

Si ce premier échange s'annonce consensuel, il n'est pas sans arrière-pensée géopolitique, car la Chine et la Russie entendent désormais faire concurrence aux Américains et à leurs partenaires occidentaux en dressant leurs propres plans sur les comètes.

• Régler les différends sur la transition énergétique

Ce mercredi permettra l'examen d'une autre problématique décisive: la préservation de la biodiversité et la transition écologique. C'est là l'un des axes cardinaux de cette visite. Emmanuel Macron l'évoquera d'abord avec des élus du Congrès, membres du caucus (ou commission) sur les questions environnementales. D'après le programme officiel, il s'agit, outre de veiller à cette préservation, d'explorer "les possibilités offertes par les transitions énergétique et climatique et les nouveaux modes de financement innovants".

Mais c'est plutôt lors de ses entrevues avec son homologue américain, jeudi, qu'Emmanuel Macron devrait toucher au vif du sujet. Il faut dire le président français a été ulcéré par le vote, à l'été dernier, de l'Inflation reduction Act. Voulue par l'administration Biden, la mesure a dégagé une enveloppe de 370 milliards de dollars pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.


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