Publié par CEMO Centre - Paris
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Dans une tentative de politisation de la COP27 : une organisation onusienne distribue des tracts aux présents

mardi 15/novembre/2022 - 05:41
La Reference
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Depuis le premier jour de sa tenue, les regards du monde sont dirigés vers la ville de Charm al Cheikh qui accueille la 27e édition de la conférence des parties. Et alors que l’Egypte est sous le feu des projecteurs pendant deux semaines, nombre d’organisations essaient de détourner le cours des débats du programme de discussions des problèmes urgents prévu cette année.

Le dernier acte remarqué durant les activités de la COP27 a été la distribution par l’Organisation de coopération économique de tracts parmi les participants contrairement à ce qui est autorisé dans ce genre d’activités parrainées par les Nations unies, dans une tentative de lancer des accusations irresponsables et non fondées à l’Etat hôte (l’Egypte), de façon à politiser le sommet après le succès manifeste qu’elles ont rencontré.

Nombre de participants ont affirmé que les gens et en particulier les habitants des pays en développement étaient las des tentatives de certaines organisations et individus de détourner délibérément l’attention des problèmes climatiques.

Ci-dessous le texte du tract dont al Bawwaba News a obtenu un exemplaire, et qui accuse sans preuve les autorités égyptiennes de harcèlement des activistes. Or, outre le fait que cela n’est pas logique, étant donné que ce sont les Nations unies qui contrôlent les zones d’organisation des activités et non les autorités égyptiennes, cela est contraire aux faits, étant donné les manifestations que l’on a vues et qui critiquaient les changements climatiques et demandaient une justice climatique et la prise de mesures :

Aujourd’hui est un jour pour la société civile à travers les activités de la COP27, et jusqu’aujourd’hui, des milliers de personnes sont toujours en prison pour avoir osé parler des droits de l’homme, de la démocratie et de la sécurité environnementale. L’Organisation de coopération économique rappelle à ses lecteurs que le climat est un problème relevant des droits de l’homme et qu’il n’y a pas de justice climatique sans justice sociale.

Depuis que la conférence des parties a commencé, les observateurs de la société civile n’ont pas ressenti une grande popularité : nombre d’employés locaux ont pris des photos de nous, des écrans de téléphone et de nos ordinateurs portables. Des observateurs ont été arrêtés de façon arbitraire à l’entrée. Ils pensaient que c’était pour signer quelque chose, mais c’était pour fouiller leurs sacs !

Et malgré ce niveau de contrôle inacceptable d’une réunion des nations unies, cela donne une idée claire de la lutte que mènent nos frères tous les jours, lorsque les droits fondamentaux comme la liberté d’expression, la liberté de la presse et de rassemblement pacifique n’existent pas.

La semaine dernière, une marche importante a été organisée à l’intérieur du bâtiment de la conférence des parties. Il y avait beaucoup d’énergie et de solidarité, mais l’Organisation de coopération économique ne peut qu’être désolée, car ces manifestations n’ont eu lieu qu’à l’intérieur de murs bien protégés, loin des rues où vivent les gens, qui sont soucieux d’obtenir leurs droits politiques et civils.

 Durant la journée de la société civile, ne vous laissez pas duper par les publicités magnifiques et le lavage des droits. Continuons à réclamer la justice climatique avec les libertés fondamentales et un espace civil sûr et libre. Continuons à réclamer l’inclusion des droits de l’homme, pas seulement dans les décisions qui font l’objet de négociations, mais aussi dans la réalité quotidienne des gens partout dans le monde, qui ont le droit de parler de façon indépendante sans mettre en danger leur vie à cause de cela.

 

 

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