Publié par CEMO Centre - Paris
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Les passionnées de la Chahada, le terrorisme féminin d’Al-Qaïda à Daech

samedi 13/octobre/2018 - 07:36
La Reference
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Noura Bendari

 

Comment les femmes sont-elles embrigadées au sein des organisations terroristes ? Le livre « Les passionnées de la Chahada (martyre) les formations djihadistes féminines d'Al-Qaïda à Daech » tente d’apporter des éléments de réponse à cette question. L’ouvrage, paru en Avril 2017 et rédigé par deux chercheurs jordaniens spécialistes des mouvements islamistes : Mohamad Abouroman et Hassan Abu Hanieh, est publié par la maison d’édition Friedrich Ebert à Amman.

Le livre soulève plusieurs questions entre autres comment une organisation hostile aux droits des femmes communément reconnus sur le plan internationale, peut-elle attirer des centaines de femmes d'Europe seulement ? Qu’est ce qui motive ces femmes qui encouragent leurs enfants et leurs maris à rejoindre un groupe violent comme Daech ? Certaines études indiquent que les femmes sont faciles à embrigader, en particulier les jeunes filles, qui aiment l'aventure et qui rêvent d’épouser un combattant.

Selon les auteurs du livre, l’émergence du djihadisme féminin remonte à la fin de la domination ottomane dans la région arabe et l’émergence de l’idéologie djihadiste visant à lutter contre le colonialisme occidental.

En 2014, Daech a réussi à embrigader 35 000 combattants du monde entier, dont 5 500 femmes d'Europe seulement. L’ouvrage explique pourquoi les femmes de  Daech surtout les européennes sont capables d’inciter au meurtre, bien qu’elles aient reçu une éducation laïque. Ces femmes sont à la recherche de leur identité surtout que l’Occident souffre de nombreuses contradictions identitaires.

Le livre met en avant le rôle des femmes dans le domaine des médias appartenant à l’organisation surtout les réseaux sociaux. Il relate l’histoire d’un certain nombre de femmes affiliées ces organisations terroristes, qu’elles soient originaires de pays arabes ou d’Europe.

Le titre de l’ouvrage « Les passionnées de la Chahada »  ne semble pas approprié et donne l’impression d’être un titre de propagande. Les auteurs se sont principalement référés aux réseaux sociaux pour connaitre le comportement des femmes affiliées à Daech et leurs familles. Or, les réseaux sociaux ne peuvent pas servir de référence dans la rédaction de recherches scientifiques.

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